Mémoire d'une jeunesse


Gavroche in "Les Misérables"
L’enfant de Paris
Après la lecture de "Les Misérables", l’un des personnages m’a beaucoup marqué et je lui dédie un poème, ce poème.
Gavroche
Miroir d’innocent sur ce visage d’enfant :
Il répond par le crachat ; jure en insouciance,
Il est confiant en sa parole et en sa chance,
Il croit en la chose comme un grand savant,
Il cause tel un vieil homme à la barbe blanche
Qui va loin repêcher la société lâche.
Dans les rues où se mêle ta grande fierté,
Tu chantonnes des chansonnettes à Hugo.
« -Ma mère ne m’a point allaité
C’est la faute à la société
Mon père m’a toujours détesté
C’est la faute à la société
Mes sœurs m’ont aimé de grâce
C’est la faute à la providence
J’ai n’est pas connu ma race
C’est la faute à la providence. »
Sans soucis, à l’Homme, tes alter-égaux,
Tu te plains sans cesse sur ta société.
Dans les rues sombres où se promène ta rage
Sans souci de gêner, tu gènes au passage,
Dans leur hypocrisie, quelques passants Bourgeois.
Tes petits doigts farfouillent chez les citadins,
Dans les quelques modestes goussets des radins.
Au fond du trou, il y a des prunes et des clous
Pour nourrir les mioches en achetant du chou.
Dans ton Argot sacré, tu as pendu les fois
D’une société hypocrite et crétine,
Dans ton effronterie, tu as des convictions.
Sous la pluie, le beau temps, sous ta domination,
Tu as dompté le symbole imminent de l’Inde
Sous le ciel, sous ta figure de savant.
Dans ta vertu de l’âge, la fatalité,
Te poursuivant sans connaitre ta volonté,
Tu croises aux angles des grandes rues sombres,
Des bonshommes et des mioches, toujours pauvres :
Tu tends la main aux mioches en crachant sur l’Homme.
Tu suis ton chemin sur l’escalier de l’abîme.
Loin derrière toi, tu as croisé une femme,
Un homme et un enfant, un paysan qui pioche
Sur la terre des nos idéaux. Tu cherches,
En croisant leur regard, ta place parmi eux.
Ton chemin parsemé d’un passé ennuyeux :
Des larmes, des joies et peines, se tarissent
Sur la terre de l’Homme et de ses largesses.
Tu as connu une famille par le regard
De la misère comme un enfant bâtard.
Il somnambule sur ses pas à la recherche
Des Trois Moires, le bourreau et sa grande Hache
Là où tu les vois, tu demandes ton fil d’or
Et, devant sa Hache, il te coupe, ton trésor.
Pourtant, avec du regret, sa feuille se mouille.
......
« Le il est la providence, le tu est la fatalité : C’est le même doigt qui guide et Gavroche incarne les deux. »
Jeunesse perdu
Une jeunesse perdue entre deux flots,
Perdu dans les obscurs et infâmes complots
D’une société à la merci de la largesse
Et, mendiant devant Lucifer et son palace.
Esprit jeune encore dans la fleur de l’âge,
Patauge à quatre pattes dans les pâturages
Où il ramasse, sans daigne lever le front pâlit,
L’éducation de leur parent et couché sur un lit,
Le front et les yeux forts maltraités, il songe
Avec inquiétude, dans la solitude et la rage,
A la journée de demain où il sera Paria.
Il dort et fait des rêves austères au milieu du chaos
Et soudain, se réveil en sursaut et reste dans le K.O
Pendant des secondes d’éternité devant l’éternité
Et là, la seringue, la solitude, le suicide, la fatalité
Le prend au dépourvu… Lucifer leur a donné de l’ors à flot…
J'ai été un homme
...J’ai été un homme, une personne de la société ; j’ai été un homme comme vous et moi, un être de chair avec un cœur tout comme toi et lui, un innocent comme ce bébé et cet ange. « J’ai été un homme » et je ne le suis plus. Pourquoi ? Moi-même je ne comprends pas. Pourquoi ne le suis-je plus : un homme de la société ? Ma faute est grave, j’ai tué un innocent qui n’a même pas commencé à respirer. Je voulais le pardon du ciel et pour cette raison je suis parti en pèlerinage dans ma société. J’ai grandi avec des gens que nous appelons : citoyen ; des personnes morales que nous appelons sage ; des gens sans vergogne que nous désignons comme étant corrompu. J’ai été rejeté pour quelques raisons simples qui, aux yeux de notre société, est un crime. Mais ma faute est grave et ils ont bien raison, ces gens-là, même si cette faute n’a été qu’un accident.
A l’époque, je vivais comme tout le monde, enfin, presque : nous sommes tous différents de nature. Je n’étais point un vagabond ni un moribond ; j’étais un homme qui adhérait à des causes, des convictions et une lumière inconnue me faisait suivre un chemin mais un jour, sans que je sache bien pourquoi, cette lumière s’était éteinte et mon chemin s’est perdu dans l’obscurité. En rêvant, je me suis senti responsable et, comme un imbécile, j’ai décidé de partir, loin de la maison ou vit cet homme qui est mon père. A dix huit ans, je vivais encore chez mes parents, ces parents-là, que tout le monde, ou du moins, possède. C’était des personnes super, je dis bien, « c’était ». Depuis mon plus jeune âge, ils ont prit soins de moi, tout sale que j’étais lorsque je sortais jouer, jusqu’à mon vingtième anniversaire que j’ai fêté seul. J’aimais mes parents et, encore aujourd’hui, lorsque quelques souvenirs me reviennent comme pour me torturer.
Mon père est ce qu’on peut appeler des gens de la haute société, qui n’ont rien à se reprocher, que tout le monde aime soit par ce qu’il était riche sois par ce que sa fonction permettait d’aider. Ce père, misérable qu’il est devenu, est corrompu par l’argent. Il dirige une grande entreprise qui fabrique des jouets et toute une panoplie de produits dérivées. Ce gros être au ventre en ballon, comme tout homme, aime l’argent et se préoccupe plus de vivre que de faire vivre. Après les dîners, chaque soir, il rotait à table après avoir bu un ou deux verres de vin. C’est à croire qu’il est mal élevé. Un homme comme lui vous dégoute de la vie tant sa corpulence et ses idées son peu communes et n’ont aucun sens. Cet homme, qui est mon père je ne l’oublie pas, se prenait en tout autre pour un philosophe, ce qui n’est pas. Il avait ses idées à lui et les déballait toujours pendant les repas. Il nous sortait ses sermons débiles et lui-même était débile et par-dessus tout, un gros vicieux. Il avait cette manie de toujours caresser son menton lorsqu’il parlait et cela me rendait nerveux. Tous les gens, à part quelques exceptions, sont comme ce père : s’il se caresse le menton après chaque repas. On peut reconnaitre certaines personnes à leur manie de faire ceci ou cela, comme ce vieux fou. De toute mon enfance, je ne l’ai jamais apprécié et ça, ce sera pour toujours. Au fond de moi, il m’a fait voir de toutes les couleurs car il voulait que je prenne sa succession. Je pense que je l’aime même s’il est ainsi. Nous sommes tous des mauvaises personnes en quelque sorte.
Quand à ma mère, on la traitait souvent, au collège et à mes années de lycée, de ce nom, propre aux femmes qui parcourent nos rues pour quelques billets. La fierté d’une mère passe avant tout par ses enfants et celui de ma mère, par moi. J’étais sa plus grande réussite car j’accumulais, grâce à mon père, des bonnes notes. Paix à son âme, ma sœur l’était aussi, bien plus que moi. Voyez-vous, le monde est juste, la mort nous partage dans sa justice divine. Je disais, ma mère n’est point une galante, c’était une femme sérieuse, vouée à des rêves qui sont les miens. Elle partageait mes rêves sans en avoir elle-même. Une mère comme elle ne peut pas se trouver au coin de la rue d’à coté. Lorsque mon père la faisait pleurer en là battant ou en lui parlant comme ces chiens des rues, j’étais triste : c’est dans ma nature d’être compatissant pour les faibles. Je n’aime pas l’argent. Quand mon père est en colère, c’était un ivrogne et ma mère ne se plaignait jamais de lui même si ce père passait des soirées dans ces lieu où le nom commence le plus souvent par un grand « S » qui illumine toute la pancarte. Elle était au courant de ces agissements, à ce père.
Parler de ma mère, cela me fait pleurer, comment n’ai-je pas réussi à la sauver, moi, son fils unique.
Je ne sais pas si elle m’en voulait pour la mort de la sœurette. Ôh, mon dieu, pardonne-moi ! Ce n’était qu’un accident. Souvent, lorsqu’elle était seule à la maison et moi dans ma chambre, devant la grande télé du salon, je la voyais qui pleurait quand je passais prendre quelques boissons dans le frigo si bien garni. J’ai d’abord pensé que cela était dû au feuilleton qu’elle regardait mais c’était le chagrin. Selon moi, ma mère regrettait son mariage. Dans un couple, si l’homme se comporte mal, la femme pleure et regrette son passé. Des souvenirs nous reviennent pour nous lamenter sur nos erreurs passés. Je n’avais jamais le courage d’aller la voir moins de la consoler. Ce qui a été mon crime. Elle a été dans la solitude sous mes yeux et je ne l’ai pas aidé. Elle s’en retourne dans sa tombe et ce père se remarie tandis que les cartons me servent de toit.
Mes trois crimes verront un jour la lumière quand j’aurai fini d’écrire sur ces bouts de papier. Maintenant, je suis simple observateur des va et vient de la société et j’essaye de décrire ce cercle vicieux de promeneurs.
Commencement d’un drame…
A cette époque, je m’en souviens encore comme si c’était hier, j’étais au collège : le collège Jules Valles. J’avais quatorze ans comme tous ceux de ma classe de troisième. Moi le garçon sérieux, j’aimais lire, écrire, apprendre des choses, beaucoup de choses. J’étais l’enfant modèle que tout le monde admirait et respectait excepté, bien sûr, de quelques mauvais élèves, jaloux de je ne sais quoi de moi. Bien évidemment, j’étais le premier de la classe et même du collège. A y repenser, il ne y’avait pas de quoi être fière, ironie… j’ai eu mon brevet blanc avec les meilleures notes du collège, j’en étais fièr mais je ne m’en vantais pas non plus. La vantardise amène à la déchéance. Après ça, j’ai eu mon brevet pour de bon et je rentrais chez moi pour conter la nouvelle à toute la famille, enfin, juste à ma mère. Mon père ? Certes, c’est grâce à lui à coup de baffe etc. mais je ne sais pas, je ne veux pas lui montrer, il ne le mérite pas. Mais avant de relater ce qui va suivre, parlons de moi et de ceux qui m’entoure…
Moi…
Moi ? Je suis moi, rien d’autre, je ne suis personne d’autre que moi. Chacun est soit, point à la ligne, rien de plus et rien de moins. Si la personnalité est dérangée, on peut dire que nous ne sommes pas soi-même. J’avais les cheveux longs et blonds, ce qui plaisait beaucoup aux filles et aussi, ce qui faisait mon charisme, c’était mes yeux bleus. Un large visage tourmenté, toujours, par un large sourire même dans les moments les plus difficiles. J’avais le même nez comme les stars de télé, enfin, certains, qui ont des très beaux nez et comme eu, une très belle bouche ainsi que des oreilles, si on peut dire, normales. En bref, j’étais plutôt beau garçon dans mes un mètre soixante, pas du tout gros et aimant le sport. Plus que le physique, ce qui comptait pour moi, c’était ce que les gens avait à l’intérieur d’eu, pour dire plus simple, leurs pensées.
J’étais une personne qui voyait au-delà des apparences humaines. Une personne qui juge, critique, pas que je sois égoïste mais ne prenant parti que pour soi-même. C’était cela ma vie, regarder les passants, me donner une idée de ce qui était le mal et le bien, sachant dire quel contraste choisir car la vie est faite de contraste. J’étais en quelque sorte un philosophe, un juge, un sage, une personne passionnée par la pensée, un idéaliste, en bref, je suis un simple observateur des va et vient de la société, des tourments des religions, de la souffrance des prochains. En somme, le petit ange de la terre qui du ciel tout la haut, juge réciproquement sans pour autant intervenir dans les affaires des Hommes. Mais ce que je suis dans ce côté peu banal de mon âge, était un secret, personne ne me voyait comme ça et personne ne s’en doutera. C’est mieux ainsi que l’on ne sache pas trop ce que je suis. Chacun a son jardin secret comme on dit. Mon côté songeur était le plus que j’appréciais avec orgueil, ambition. Pourquoi suis-je ainsi malgré mon jeune âge ? Pourquoi me permettais-je de juger ou de critiquer ? Pourquoi ne suis-je pas comme les autres qui se contentent de vivre, de manger, dormir ? Ainsi va la vie et où nous mène cette vie ? Pourquoi ? Autant de pourquoi que je ne pourrais donner de réponses. Je suis moi et personne d’autre. Sans plus, sans moins. Chacun a sa personnalité qui diffère d’un individu à un autre. De toute évidence, quel mal y’a-t-il à ce que j’agisse ainsi ? Personne ne le sait que je suis ce que je suis : un jeune garçon qui se permet de dire que dieu n’est autre chose que futilité inventée par l’esprit humain,. Pervertie par tant de chose qu’ils ont créés et continueront surement à le faire.
Je le fais, c’est mon devoir, je ne le montre à personne, mes idées restent mes idées ainsi pour toujours. Je les ferai comprendre à qui le voudra mais en échange, qu’il ne s’attende pas à ce que je sois docile avec des belles paroles, au contraire, qu’il s’attend à ce que je lui parle de tous les inepties de la vie des hommes, de leurs méfaits, leurs vices qui ne cessent de grandir, de leurs ambitions… etc. Ainsi va le monde et où va-t-on ainsi ? Si je suis ainsi, c’est juste parce qu’il faut agir, faire quelque chose aussi petit soit-il, rien n’est inutile si cela est de bonne attention et ne vient pas de la part d’un hypocrite quelconque. Il faut agir ! Pour l’instant, ce n’est pas ce que je fais, j’observe, mais c’est certainement ce que je ferai, j’agirai.
Il est important que se comprendre soi-même
Ne peut-être que l’acceptation de son âme.
Toutes ces figures peuvent être comparables,
Réciproquement, à l’Homme : il faut patienter,
Organiser les mots mûrs et les trouver. Semblable
Dans leur vertu de se faire aimer, détester,
Uniquement dans son art, la poésie divine,
Chaque fois qu’il est lu, changera son lecteur.
Tout un art au-delà de la largesse saint, saine !
Il est important que l’être humain soit penseur,
Outre se figure à ses créations connues
Non aux choses divines encore inconnues.
Une chose est une chose, deux, font deux choses.
Nouveau printemps en symétrie, d’art poétique
Et ainsi de l’imagination féerique.
Droit devant, la fatalité à l’infini…
Retour, le passé sans fin de l’Homme banni.
Orné de son long sabre, tranchant le vide
Ironie sans fin, sarcasme sans limite.
Toujours pas un départ, toujours pas d’arrivée.
Et un point à gauche, au milieu, à droite :
(Sur une ligne du temps, l’inverse est riveté)
Origine lointaine des siècles de jadis,
Rapportant des fardeaux sur lui, qui sont les points :
Insignifiance du point sur la ligne hardie.
Grand, l’homme a su sa fin, pas lui, il appoint
Inébranlablement, complétant l’inconnu.
Nouveau, étant droite, verticale, connu,
Emboutissage des extrémités, jamais.
Euclide, l’un des tes pères fondateurs, savant,
Utopiste et des Maths et de la science,
Calculatrice de la géométrie sure.
Là, ni début ni fin, étant née sans censure,
Interminable dans ses longueurs immenses
De part et d’autre de ses positions avant
Et de droite à gauche de ses grands horizons.
Autre chose que l’infinité? Le néant !
Unité de formation dans sa fin grandeur
Toujours sur ce papier blanc. Un petit fainéant,
Rouspétant sur sa feuille, quelconque parleur,
Espérant, saurait te tracer dans le vide
Sur cet univers blanc en portrait placide…
Je ne suis qu’un alcoolique poétique
qui se noie dans les verres.
Ôh! mon ami, vient me voir quand, l'envie typique
De me trahir, te passera. Vient avec moi, boire un verre!
Des belles fleurs de jardin et de jeunesse,
Un parfum doux et fort respirable,
Des arbres qui touchent un ciel de tendresse,
Des belles couleurs naturelles.
Parmi la nature, les arbres, les fleurs,
Un beau visage d'une ado,
Une adolescente en fleur,
Sourit pour une joie inconnue.
Si nous avons le pouvoir il nous faut la sagesse,
Rien ne vaut la vertu pour accompagner la largesse.
Femme, soyez forte et pleine de vie et de vitalité
Car vous êtes le berceau de ce monde de pureté.